Le village

La route de Roua : l’entrée sud du village

 

Vieux village de raccards en mélèze brunis au soleil, Grimentz est perché au fond du Val d’Anniviers à 1570 m. d’altitude, sur le versant exposé au sud-est. Il abrite environ 500 âmes.

Historique

Le val d’Anniviers est fréquenté depuis le 4e siècle avant JC. Les pierres à cupule de l’Ilôt Bosquet témoigne de lieux de cultes datant aproximativement de cette époque.

Les Anniviards sont pendant des siècles des nomades qui conduisent dans la vallée leur bétail en fonction des saisons.

C’est au 13e siècle que se crée une confrérie de paysans dans le but de mettre en commun leurs outils et leurs efforts. La communauté bourgeoisiale construit sa maison de la Bougeoisie entre 1480 et 1550. C’est là que se discutaient tous les problèmes liés à la gestion de la commune.

Le site est dominé à l’ouest par le sommet des Becs de Bosson (3149 m), au sud-ouest par le Sex Marenda et au sud par la pointe de Tsirouc (2777 m) et la Corne de Sorebois (2896 m) qui sépare la vallée de Zinal et celle de Moiry.

Au fond du val de Moiry se dresse un barrage hydro-électrique et son lac, et plus au fond encore son glacier, et sa cabane…

La station s’est vue décernée le label  Valais Excellence  et le label Qualité pour le tourisme suisse.

Pour une découverte du village, consulter la rubrique  « Randonnées / Sentiers didactiques ».

 

Office du tourisme

Il se situe sur la droite, à l’entrée du vieux village, juste après la bifurcation entre la route neuve et la vieille route pavée qui traverse le village.

 


Ballades au village

1.  Le Sentier historique du village

Une balade dans les ruelles du vieux village, qui passe par une vingtaine de points stratégiques retraçant l’histoire du site.

Le point de départ est l’office du tourisme où on peut en trouver le plan.

La 1e route (la Golettaz) date du 13e siècle et traverse le village. Une route pavée a ensuite été construite en 1903. Finalement la route bitumée (route de Moiry) a été réalisée lors de la construction du barrage (1953-54).

Les toutes premières maisons datent du 12e siècle, mais la majorité date du 17e et 18e s. Elles sont construites avec des poutres de mélèze (dont les plus anciennes portent encore les marques de la finition « à la hache ») et sont brunies naturellement par le soleil.

La maison de la Bourgeoisie, une des plus vieilles (1480-1550), abrite un petit musée et une cave qui abrite le vin des glaciers.

La façade de la cure (place de la cure) est décorée d’une mosaïque représentant St. Théodule, patron de la paroisse et du village.

L’église actuelle date de 1950, mais son clocher de bois provient de l’ancienne église et date de 1831.

L’ancien moulin date du 17e siècle, mais il a été détruit lors d’un glissement de terrain en 1999. Le moulin actuel a été reconstruit en grande partie avec les matériaux d’origine.

Une fontaine datant de 1919 servait de lavoir aux lavandières du village, mais il était interdit de laver avant 8h00 et après 16h00 pour que l’eau soit propre lors du passage du bétail.

Jusque dans les années 60 le lait arrivait depuis l’alpage d’Avoin, en dessus de Grimentz, par un pipe-line directement dans la laiterie.

Les premiers hôtels sont l’Alamarenda (1897) et l’hôtel Moiry (1925).

Documentation à l’office du tourisme.

 


2.  Le Sentier des animaux

Il relie les villages de Grimentz (office du tourisme) et St-Jean (gîte), et comprend 5 postes d’animation qui fournissent des informations sur les animaux et leurs traces.

La ballade est amusante et prend environ 1h en descente et 1h30 en montée (dénivelé environ 250 m). Le retour peut se faire par le Grand Bisse de Grimentz, et au total la ballade est d’environ 4 km.

Le retour par car postal est possible de St.Jean à Grimentz.

Le gîte de St-Jean abrite une bibliothèque sur la faune, ouverte les mardis et jeudis après-midi.

 


3.  Chemin des géraniums

Le géranium est l’emblème de Grimentz.

Découvert il y a 250 ans en Afrique du Sud, le géranium regroupe de nombreuses espèces, dont 34 ont la particularité d’avoir des feuilles odorantes: lors de fort ensoleillement, de pluie légère, ou lorsqu’on les frotte légèrement, les feuilles dégagent une odeur de citronnelle, gingembre, orange, menthe, …

Certaines ont la particularité d’éloigner les moustiques, d’autres sont même comestibles et peuvent être utilisés comme plante aromatique.

Chaque été on peut découvrir le monde des géraniums et de leurs parfums au cours d’une ballade didactique dans la rue du vieux village, où l’on trouvera 6 postes qui en présentent chaque fois plusieurs sortes différentes.

Le « prix des balcons fleuris » est décerné au plus beau balcon lors de la fête patronale du village, le 16 août de chaque année.

On peut se procurer des géraniums odorant chez:  Philippe Détraz, « le jardin des senteurs », Châble 1, 2000 Neuchâtel  (Tél:  032/753 28 10).